Le mur du silence.
... Elle était assise devant lui. Ses yeux étaient plongés dans un vide profond. Elle se souvenait, se souvenait de tout. Se souvenait de ses jeux d'enfants, de ses larmes d'adolescentes et de ses moments passés tendrement au cotés de sa mère.
De temps à autre, un toussotement la réveillait de ses souvenirs. Il lui suffisait de lever les yeux et elle voyait le compagnon de son enfance, l'homme qui la fit pleurer lors de son adolescence et aussi, celui, qui tua sa mère. L'homme de ses souvenirs. Grand, à moitié chauve, et grassouillet. Il était là. Juste en face. Il était courbé, les mains l'une dans l'autre. Le regard ailleurs. Il ne lui soutiendrait pas le regard.
Quel silence, mon Dieu, quel long silence... Le couloir était vide. Mais eux étaient là. Attendre. Attendre dans le silence. Malgré toutes les choses qu'elle avait rêver lui dire, toutes ces fois où elle avait rêver se venger de lui... Malgré cela, elle ne su pas lui parler. La haine lui brisait les cordes vocales. Un mur s'était formé. Un mur invisible, certes, mais dans un sens, très réel, très lourd, très ordinaire. Un mur de silence.
Elle savait très bien ce qui se passerait, l'assistante sociale ouvrira la porte, sourira gentiment, leur dira bonjour et demandera si tout va bien. Evidement, Juliette répondra que tout va bien. Evidement elle mentira. L'assistante le saura, et hypocritement, refermera la porte et sourira. Elle demandera ensuite à l'homme, «
Monsieur Didier Scott ? » il hochera la tête et elle continuera : « En tant que père, consentez- vous à garder votre fille jusqu'à ce qu'elle soit majeur? » et il répondra oui. Et Juliette attendra les yeux mi-clos. Elle attendra un an. Un an, et elle sera majeur. Un an et elle s'en ira, à son tour, comme lui, l'abandonnant.
Quel silence, mon Dieu, quel doux silence...Elle regarda attentivement l'homme qui se trouvait devant elle. Il était grand, à moitié chauve, et grassouillet. Il était ignoble aussi. Il était ce père, ce soi-disant père, qui l'avait abandonné lors de ses sept ans. Il y a dix ans. C'était lui qui avait abandonné sa mère, qui était la cause des larmes de celle-ci. C'était lui qui, involontairement, avait volé le c½ur de sa mère. Voler et détruit. Juliette se souvenait sans cesse de sa mère, pleurant sur son épaule, et qui ne parlait plus, qui ne vivait plus... Quelle femme incroyable se dit elle. Elle l'était. Elle travaillait deux fois plus pour payer le loyer de leur appartement et essayait de faire de son mieux pour aimer sa fille comme une mère et un père, ensemble, le feraient. Quelle femme incroyable, elle se forçait tellement à rendre sa fille heureuse, qu'elle mourut de chagrin.
Quel silence, mon Dieu, se taira-t-il ?Elle regarda le couloir. Vide. Vide comme son esprit en ce moment. L'homme devant elle deviendrait son père dans quelques heures... Officiellement, comme il fut officiellement le mari de sa mère. Mais en réalité, il était juste l'homme qui abandonna son enfant, l'homme qui tua sa femme. Il ne le savait même pas... Il ne savait pas que le jour où Juliette entendit le coup de feu, elle entendit d'abord « Didier... ». Il ne savait pas qu'elle entendait chaque soir des larmes. Ca fait beaucoup de bruit des larmes, ça fait beaucoup de bruit dans les c½urs des gens... des gens qui en ont un.
Quel silence, mon Dieu, quel horrible silence...Et la porte s'ouvrit. Et l'assistante sociale dit «
bonjour ». Et elle souriait...
«
Tout va bien ? Quel silence ! Mon Dieu ! Il faudrait briser le mur qu'il y a entre vous ! Passez je vous en prie... »
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Voilà mon nouveau texte pour les grattes grattes ^^' Donnez vos avis : Soyez critiques xD
Je me suis défoulé sur mon père... Mais bon, c'est fait pour ça les textes :p
Tiens,... Racontez moi vot'e vie XP!
Juste pour voir si je suis la seule à avoir tel ou tel problème =)
Merci,
Raymonde ( Alias Nastia >< )