Un petit garçon qui traversait la rue

Un petit garçon qui traversait la rue





Un petit garçon qui traversait la rue. Un petit garçon aux yeux bleus de pureté. D'un âge quelconque, blond, brun ou même sans cheveux. Un petit garçon qui traversait la rue.
Il allait à l'école, rentrait chez lui, allait jouer au ballon dans le parc ou allait voir sa mère grand. Un petit garçon qui traversait la rue.
Un petit garçon qui traversait la rue, sur le passage piéton, au feu vert. Cerf-volant, bonnet à pompon ou une poupée de cire sous le bras. Un petit garçon aux yeux bleus de pureté.
Et là, une voiture. Rouge, bleu, verte. Une voiture, un point c'est tout. Un chauffeur, un ancien petit garçon, qui conduit à toute vitesse.
Un petit garçon qui traversait la rue, et là, une voiture. Un boum, ou un Bam, le résultat est le même :


C'était un petit garçon qui traversait la rue.



Nastia.

# Posté le samedi 13 septembre 2008 06:56

La fille au vernis noir.

La fille au vernis noir.

La fille au vernis noir.

A lire avec cette



Ce récit n'est pas une histoire d'amour. C'est une histoire de réalité. C'est le récit de ma vie et de la sienne.
C'est tout, sauf une histoire d'amour.


Elle, je la connaissais. Cheveux longs toujours en queue de cheval, le dernier tailleur Chanel, un sourire de temps à autres, des manières conformistes, manucure, pédicure... La fille que personne n'aimait, pas agréable, insatiable. Celle que je n'aurais jamais aimée. D'ailleurs je ne l'ai jamais aimée. Pas elle. Pas celle-là.
Je la voyais traverser la cour avec ses copines tirées à quatre épingles, j'entendais les moqueries sur son compte, les rumeurs, et je suivais le troupeau. Je ne la connaissais pas. Je ne l'aimais pas. Et je me fichais bien du monde.

Et puis il y a eu cette soirée. Ce vendredi soir. Cette fête à notre école. Le concert annuel. Mes amis et moi dans la foule.
Et... elle est arrivée.
Bien sur je l'ai reconnu mais... Elle avait les cheveux lâchés, du crayon, du mascara autour des yeux, une veste en jeans sombre, un léger sourire aux lèvres et du vernis noir... Oui, du vernis noir. Est-ce ça qui l'a changée ? Je n'en sais rien.
C'est tout, sauf une histoire d'amour, croyez moi !

Un de mes amis est allé près d'elle. Ils sont revenus à deux. Elle avait changé. Tout le monde l'avait remarqué. Elle parlait, riait, courait et disait des tonnes de conneries. On lui demandait si elle était bourrée et elle répondait qu'elle était seulement elle-même. Seulement elle-même...
La musique était Rock 'N Roll et elle, elle était belle. Il pleuvait légèrement dans la foule et elle riait, dansait sans s'arrêter. Dans le jardin de la petite école il faisait froid. Elle se blottissait, de temps à autres, contre moi, c'était la nuit, son vernis était noir.
Je ne la reconnaissais pas. Je lui dis : « Tu as changée... ». Et elle continua à danser sous la pluie. Je le prenais comme une réponse positive. Ou négative...
Quelque chose en moi avait changé mes sentiments, comme si ma haine s'était transformée en quelque chose de tellement semblable... Comme si j'étais passé du « je te hais. » à « je t'aime. »
Je vous assure que c'est tout, sauf une histoire d'amour !

Sa main m'agrippa et m'enleva de la foule. Ensemble, nous nous éloignions de la scène, des gens qui crient, des gens qui sautent, des gens qui vivent, pour aller un peu plus loin... Là où la lumière se faisait plus rare.
Elle mit ses bras autour de moi et souffla. Elle me dit qu'elle était morte. Elle rigola. Elle me dit qu'elle avait un rire nerveux. Qu'elle s'amusait comme une folle. Qu'elle voulait retourner danser pour toujours et ne surtout pas s'arrêter. Surtout pas s'arrêter. Elle plongea ses yeux dans les miens l'espace d'un instant. Le plus bel instant de ma vie. Notre instant. Ses mains se sont enlevées de mon corps. Son vernis noir reflétait dans mes yeux. Est-ce ça qui la changeait ? Elle me prit par le bras, me ramena dans la foule et se mit a sauté comme une bête en furie. Ses cheveux montaient et descendaient. Je l'aimais. Nan. Je vous le redis : C'est tout, sauf une histoire d'amour.

Sur sa chanson préférée elle posa ses lèvres sur les miennes. Je ne cru pas mes lèvres. Cette sensation humidement agréable ne pouvait être réelle. Elle souria ensuite et m'entraîna au milieu des gens. Je ne voyais qu'elle. Ses cheveux lâchés, son crayon, son mascara autour des yeux, sa veste en jeans sombre, son léger sourire aux lèvres et son vernis noir...
Nous sommes rentrés ensemble alors que la soirée se terminait. On riait, et nous disions beaucoup trop de bêtises. Mais on riait. Tous les deux.
Tout le week-end j'ai pensé à elle. Je résistais à l'envie de l'appeler. Pourquoi ? Je ne sais pas...

J'ai foncé le lundi matin à l'école, et je l'ai vu arrivé. Cheveux longs, en queue de cheval, le dernier tailleur Chanel, des manières conformistes, manucure, pédicure...
Pas un sourire. Pas un rire. Ce n'était plus celle que j'avais aimée... C'était celle que tout le monde détestait. Pas agréable, insatiable, pas celle... Pas la mienne.

Je vous l'avais dit : c'est tout, sauf une histoire d'amour ! Si il m'arrive encore de prononcez son nom dans mes songe, ce n'est pas d'elle que je parle, c'est de la fille ... au vernis noir. La seule et véritable. Celle qui riait, dansait, ... Celle qui m'embrassa. Celle qui avait changé pour un soir.
Je vous l'avais dit que ce n'était pas une histoire d'amour. C'est une histoire entre elle et moi. Elle, une fille, qui un seul et unique soir a décidé de se montrer telle qu'elle était vraiment. Telle qu'elle ne sera sûrement plus jamais de peur d'être différente des autres ou peut être... peur d'être comme les autres ? Elle fit comme la plupart des gens font, elle se décida un soir d'enlever son masque pour le remettre au matin et oublier... Et aussi, me faire oublier qu'un soir elle fut... la fille au vernis noir.



En mémoire de cette soirée si particulière [#]
<3


Vous aviez cru... vous aviez cru que j'avais enfin décidé d'écrire une histoire d'amour xD, Pardoooooooon
Je n'y suis pas arrivée...
(Non, pas le buché!)







# Posté le dimanche 18 mai 2008 08:51
Modifié le mardi 24 juin 2008 05:30

Où es-tu Natasha?

Où es-tu Natasha?
Où es-tu Natasha ?



Regarde le monde. Rapproche toi de l'Europe. De la Belgique, de Bruxelles, d'Anderlecht, de notre école...
Tu me vois de là où tu es ?
Où es-tu Natasha ?

Regarde la classe A 19.
Regarde moi. Pour me voir, il suffit de voir le banc au milieu de la classe. Celui qui est juste à coté d'un autre banc. Un banc non occupé. Un banc vide. Le banc juste à coté du mien.
Tu m'as vue ? Tu as vue le banc à coté ?
C'est ton banc.

Tu t'en souviens ?
Tu te souviens de moi ?

Regarde moi, rapproche toi de mon visage, de mes yeux...
Tu as vue les larmes ?
Moi je les sens.
Tu sais pourquoi elles sont là ?
Elles sont là parce que je pensais encore à toi.
Toujours à toi.
Où es-tu Natasha ?

Me vois-tu ? M'attends tu ? Des fois je me demande si je ne dois pas te rejoindre là haut...
M'attendras-tu ?

Il arrive que je me retourne doucement vers la gauche, oui, vers le banc vide, et je regarde. Quand je regarde avec mon c½ur, je te vois. Tu te tournes vers moi et tu me souries. Tu me fais encore ces yeux, ces grimaces... Je rigole alors. Je rigole fort. Je te vois rire aussi. Je te vois rire, mais je ne t'entends pas.

Où es-tu Natasha ?

Je le dis à voie haute : Où es-tu Natasha ?
Le professeur me regarde alors, me dis de t'oublier, de regarder le tableau et de me taire.
Mais comment t'oublier alors que je te vois encore me piquer mes affaires dans mon plumier, comment regarder le tableau alors que je vois ton profil sur le coté, comment me taire si j'ai des tonnes de choses à dire...
Où es-tu Natasha ?
Tu m'avais dit que, n'importe où, tu serais avec moi...

Quand je me retourne, je me rappelle. Tu étais assise dans l'armoire. Dans l'armoire de notre dortoir. Le dortoir de notre voyage scolaire. A coté toi...il y avait moi.
Je t'avais confié mes sentiments, mes peurs, ...
Tu m'avais confié à ton tour tes sentiments, tes peurs,...
On s'était promis de ne jamais se quitter.

Où es-tu Natasha ?

Il m'arrive encore de pleurer en classe quand le professeur parle de maladie. De la maladie. Celle, qui t'as emportée dans un profond sommeil...
Je ne peux retenir mes larmes. Je pense à toi. Je pense à la dernière image de toi. La dernière que j'ai vue...
Celle de toi allongée. Allongé sur ton lit de mort.
Je pense aussi aux derniers mots te concernant. Aux professeurs qui sont rentrés en classe et qui ont dit :
« Nous avons une mauvaise nouvelle,... ».
La suite, je ne m'en rappelles plus.
Tu n'étais plus là.
C'est tout ce dont je me rappelle.

Où es-tu Natasha ?

La solitude m'a emportée...
Je suis seule.
Tu étais al seule à me comprendre.
Tu m'as laissée seule dans ce monde qui n'était pas le notre...






Où es-tu Natasha ?









Voilà encore un texte pour les gratte papiers... :P
Dédicasse aussi à moi voisine chérie qui j'espère ne lira pas ce texte <3

Dites moi ce que vous en pensez !













# Posté le samedi 19 avril 2008 08:17
Modifié le dimanche 03 août 2008 08:34

Je te vengerai petite s½ur...

Je te vengerai petite s½ur…
Je te vengerai petite s½ur...


Il lui avait volé son enfance et ses rêves, lui avait torturé son âme et son corps, avait laissé son sang couler sur tous ses membres et l'avait laissé pleurer sur son sort la câlinant de ses yeux démoniaques. Il avait été un être parmi tant d'autre qui se nourrit du sang de petites filles. Il avait été assez lâche que pour la prendre dans ses bras lui demander de se taire, assez lâche que pour lui briser sa vie.

Je te vengerai petite s½ur...

Il était maintenant affalé devant moi, les yeux pleins de pitiés, la bouche pleine de supplications. Et moi je le consommais des yeux, comme le feu consomme une cigarette. La bouche fermée par un ruban adhésif, les genoux au sol, les mains derrière le dos serrées par une corde, et les yeux au ciel. Les yeux vers moi. Et moi je n'avais pas peur. Je n'avais pas le moindre doute de ce que j'allais faire. Je réalisais mon v½u le plus cher. Il ne serait bientôt plus qu'un tas de cendre. Mais avant cela, j'aurais pris le temps de gouter au plaisir que prennent les drogués à fumer leurs cigarettes.

Je te vengerai petite s½ur...

Une cravache, un couteau, et fusil couchés sur l'unique table de la cuisine. Lui, qui croyait regretter ses actes passés, moi, qui mangeais à pleine dents de la colère, de la haine. Je pris la cravache et me mit à jouir du son que produisait ce jouet lorsqu'il rencontrait la peau fraiche et tendre de l'homme... Cet homme. Je consumais la première partie de ma cigarette. Lassée de l'entendre seulement gémir, je pris le couteau. Une sensation plus forte m'envahi lorsque je senti la lame toucher le torse de ... l'homme. Et cette sensation se répéta sur tout son corps... Toutes les parties qui auraient pu toucher ma s½ur. Toutes, sans exception. Les mains, les yeux, la langue, le bassin, et le...

Je te vengerai petite s½ur...

Cela faisait une heure et demie que je consommais, sans aucune modération, du plaisir à l'état pur. Je goutais à la haine, et j'aimais ça. C'était devenu presque même, mon plat préféré. Mais toute bonne chose à une fin. Je pris fusil, et plaça son canon face à ce qui avait tué ma s½ur, ma petite s½ur, son entre jambe. Je consumais la fin de ma cigarette. Je le regarda droit dans les yeux et... tira. Son cri retentit malgré l'adhésif. Je lui approcha le téléphone, et composa le numéro de la police, enleva l'adhésif. Il ne méritait pas de mourir, juste, de souffrir toute sa vie... Je lui laissai ainsi le choix. Le dire à la police, où se laisser périr ici, seul, jusqu'à ce que mort s'en suive. Il choisi de rester là. Je raccrochai le téléphone et m'en alla. Je venais de jeter ma cigarette et je l'éteignis en même temps que j'éteignis la lumière.

Je t'ai vengée petite s½ur...



Donnez moi vos avis, vos critiques, etc... Merci :)
Nastia.*


Ecris pour ecritouillage*



# Posté le jeudi 24 juillet 2008 15:27
Modifié le mardi 05 août 2008 15:39

La photo.

La photo.

La photo.

Avait-il une conscience? N'avait-il que cette envie ignoble d'exercer sa passion dans ses moindres détails ? Était-il véritablement un homme ? Ou était-il quelque chose comme un robot métallique qui ne ressent que l'huile et l'eau qui coule sur ses plaques ?
Réalisait-il ce qui se produisait devant ses yeux ?
Evidement qu'il le réalisait. C'était même pour ça qu'il était là. C'était pour ça !
Ses doigts se crispèrent autour de l'appareil noir, une goute de sueur coula et tomba sans bruit sur le sol boueux. Son ½il perçait à travers l'objectif. Il observait tout. Tout ça. Toute la cérémonie, tous les hommes vêtus de blanc, tous les noirs déshabillés... Il vit leurs saluts, et les larmes des autres. Il vit aussi les fouets qui s'agitaient dans les airs, les dernières prières des victimes, le feu qui s'allumait peu à peu sur le bucher... Il vit la lune, comme lui, qui regardait tout. Qui regardait tout ça. Il entendit leurs chants, et les cris des autres. Il vit et entendit je chant diabolique du plaisir mélangé au chant de la souffrance. Il en avait entendu parler, il en avait vu des représentations... Mais rien n'était comparable à ça. Ca.

Il poussa sur le bouton du dessus qui fit résonner un petit « tilt ». Avait-il une conscience? N'avait-il que cette envie ignoble d'exercer sa passion dans ses moindres détails ? Qui sait ce qui l'était, ce qui le poussait à tout photographier. Il aurait pu essayer de se révolter, sachant qu'il finirait à son tour enflammé sur le bucher. Il aurait pu s'enfuir voyant tout ce mal s'exercer face à lui.... Mais il était resté. Et il photographiait. Avait-il une conscience?
Il vit les yeux d'un des noirs. Il y vit refléter les flammes. Des flammes, des centaines de flammes,... Et pas une seul flamme d'espoir. Et le noir fermi les yeux.

Les hommes, en blanc, se séparèrent plus tard dans la nuit, laissant les cendres des pauvres noirs sur le sol. Les rayons de la lune leurs rendaient un dernier hommage en caressant le sol boueux et... poussiéreux.
Une fois sûr que tous ces hommes, si l'on pouvait les considérer comme des êtres humains, étaient partis, disparus, rentrés dans leurs familles, rentrés près de leur femme qui ne se doutait de rien, rentrés chez eux, où il ferait semblant qu'ils étaient innocents, où il ferait semblant qu'ils étaient tolérants, il se leva des buissons, l'appareil en main. Il y'avait un semblant de larme dans ses yeux. Un semblant. Il marcha jusqu'à chez lui, cherchant du regard le moindre... « homme ».
Il ne dormit pas de la nuit. Il ne fit que discuter avec son associer. Il ne fit que travailler sur leur article. Il s'effondra vers dix heures, quand le soleil était bien levé, sur son lit. Il cauchemarda, mais ne regretta pas. Il ne regretta pas, ça.

Le jour qui suivit, le journal de la région publia un article accompagné d'une des photos prises par notre passionné. Et l'article fut repris dans plusieurs régions du pays...
La photo fit le tour du monde, et le monde fit tourner la photo...
Avait-il une conscience? N'avait-il que cette envie ignoble d'exercer sa passion dans ses moindres détails ? Quoi qu'il en soit, sa photo fit mobiliser les autorités et la population. Quoi qu'il en soit sa photo a changé des choses, beaucoup de choses...

Avait-il une conscience ? Oui, surement.





Toujours pour eux * C'est une histoire un peu triste qui révèle à quel point le métier de journaliste peut être dur mais aussi bon pour le monde. Je ne parle évidement pas des paparazzis à deux balles xD Moi je veux être journaliste, car il y'a encore trop de choses sur cette terre qu'il faut changer... Et il y'en aura surement toujours...
Mais oui, j'ai une conscience =)






# Posté le lundi 21 juillet 2008 11:13
Modifié le vendredi 25 juillet 2008 09:28